L'Eglise du Saint-Sacrement de Laroque d'Olmes

Cette église date du début du XIVe siècle et succède à une église romane. Quelques pierres de valeur comme les " piscines " que l'on peut voir à l'intérieur semblent provenir de l'ancien édifice.
A l'origine, la nef était couverte d'un toit en tuiles supporté par une charpente apparente prenant appui sur des arcs diaphragmes. Les chapelles ont été bâties entre les contreforts au XVIe siècle, ainsi qu'un chemin de ronde porté par des arcades lancées entre les sommets des contre-forts. C'est à cette même époque que l'on finit le clocher par une élévation octogonale couverte d'une toiture en tuile à huit pans. Ce clocher abrite toujours, dans son beffroi, une cloche portant la date de 1385.
Vers 1840, l'église est répertoriée parmi les premiers inventaires des monuments insignes de la France, et classée, à ce titre, par Mérimée. En 1872, on a voulu couronner le clocher par une flèche rivalisant avec celle de Mirepoix. L'appel d'offre " à la bougie " lancée sur la place publique de Laroque d'Olmes ayant été infructueux, le projet est abandonné et remplacé par l'actuelle couverture plate surmontée d'une balustrade.
Contre l'avis des monuments historiques, des transformations importantes ont été réalisées en 1886 : la nef a été voûtée, les tuiles ont cédé la place aux ardoises, le chemin de ronde a été supprimé. De ce fait, l'église a été déclassée.
En 2002, l'édifice a été à nouveau inscrit en totalité à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. Cette même année, le programme de restauration a commencé par la reconstruction du porche ouest, la rénovation du mur occidental et d'une partie du mur nord, et la réfection des deux premières travées de la nef.
Dans l'avenir, clocher et façades devront être restaurés, le beffroi et la balustrade, couronnant le clocher, consolidés, la remise en peinture des voûtes et des murs achevée.

Cette église constitue un ensemble remarquable, avec une forte visibilité des apports du XIXe siècle, et une sous-couche historique encore mal connue notamment dans les chapelles, qui laisse promettre de belles découvertes à venir.
Victor Gonzalez

Victor Gonzalez, né à Hacinas (Espagne) le 2 décembre 1877, décédé à Paris le 3 juin 1956,fut apprenti chez Cavaillé-Coll, notamment auprès de Carloni, dès 1895. Il a ensuite travaillé chez Gutschenritter, Limonaire et Masure. En 1921, il s’associe avec le mécanicien Ephrem, ils travaillent ensemble à l’orgue de Saint-François-Xavier (Paris). C’est à cette époque qu’il se lie d’amitié avec André Marchal et Béranger de Miramon.
Son fils, Fernand Gonzalez, né le 6 juin 1904, mort en combat aérien au-dessus d’Epernay le 9 juin 1940, élève de l’Ecole des Travaux Publics, opta pour la facture d’orgues. Durant la décennie 1930-40, la S.A. Gonzalez a réalisé quelques orgues prestigieux : Palais de Chaillot, chapelle du château de Versailles, Saint-Pierre-du-Gros-Caillou…
Après la guerre, d’autres instruments prestigieux sont sortis des ateliers, sous la direction de Victor Gonzalez, puis de Georges Danion : Saint-Merry, l'Oratoire du Louvre, la Maison de la Radio à Paris, les cathédrales de Soissons, de Limoges, de Chartres, de Beauvais.


L'Eglise du Saint-Sacrement de Laroque d'Olmes

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des Amis de l'Orgue
Victor Gonzalez
de Laroque d'Olmes

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